Les conditions de travail des itinérants : plongée dans le quotidien d’archivistes presque comme les autres. Rapport d’enquête

Groupe de travail des archivistes itinérant·e·s, « Les Condi­tions de tra­vail des archi­vis­tes iti­né­rants. Rapport d’enquête », avril 2024, 81 p.

En avril 2022, dès sa reprise en main par les nou­veaux co-pilo­tes Mia Viel et Julien Belly, le groupe de tra­vail des archi­vis­tes iti­né­rants a sou­haité par le biais de pro­jets ambi­tieux mettre en avant ce métier et ses pro­blé­ma­ti­ques. Parmi ces nom­breux objec­tifs, la réa­li­sa­tion d’une enquête sur les condi­tions de tra­vail a été dès le départ l’une de ses préoc­cu­pa­tions majeu­res. En effet, la santé et la sécu­rité au tra­vail sont des enjeux essen­tiels d’un métier marqué bien sou­vent par l’iso­le­ment et l’adap­ta­bi­lité à des envi­ron­ne­ments très varia­bles.

Mais c’est quoi au juste être archi­viste iti­né­rant ? Nomade, sans bureau fixe, l’iti­né­rant par­court les routes pour venir en aide aux col­lec­ti­vi­tés n’ayant pas d’archi­viste au sein de de leur struc­ture. Tri, clas­se­ment, inven­taire, for­ma­tion, valo­ri­sa­tion, aucun pan du métier n’a de secret pour eux.

Les pre­miers ser­vi­ces d’archi­vis­tes iti­né­rants ont vu le jour conco­mi­tam­ment à la créa­tion des cen­tres dépar­te­men­taux de ges­tion par la loi du 26 jan­vier 1984. Ces der­niers sont aujourd’hui les prin­ci­paux employeurs des iti­né­rants (prin­ci­paux mais pas exclu­sifs tant la variété du métier se dévoile également dans la mul­ti­pli­cité des struc­tu­res qui les emploient : inter­com­mu­na­lité, com­mu­nes nou­vel­les, entre­pri­ses pri­vées, indé­pen­dants).

Les besoins de plus en plus impor­tants en matière d’archi­vage ainsi que le déve­lop­pe­ment de l’inté­rêt des élus et du per­son­nel com­mu­nal pour la ges­tion de leurs archi­ves ont abouti à la créa­tion de nom­breux ser­vi­ces sur tout le ter­ri­toire entre le début des années 1990 et la fin des années 2000.
L’enquête qui suit nous ensei­gne par exem­ple que 25% des ser­vi­ces ont vu le jour entre 1990 et 1999, 34% entre 2000 et 2009. Cette crois­sance ne s’est plus démen­tie puis­que 28% des ser­vi­ces ont été créés après 2010 et 12% après 2020.

Nous tenons à remer­cier cha­leu­reu­se­ment toutes les per­son­nes qui ont par­ti­cipé à la réa­li­sa­tion de ce tra­vail. Nous pen­sons en pre­mier à celles et ceux, nom­breu­ses et nom­breux, qui ont pris le temps d’y répon­dre. Ce projet n’aurait pu être mené à son terme sans le tra­vail des mem­bres du groupe de tra­vail, de la créa­tion des ques­tion­nai­res d’enquête aux relec­tu­res de ce rap­port en pas­sant par le dépouille­ment des répon­ses, chro­no­phage et fas­ti­dieux. Nous tenons à remer­cier par­ti­cu­liè­re­ment ceux qui ont par­ti­cipé au dépouille­ment de cette enquête : Karine Barde, Julien Belly, Ambroise Bergier, Elsa Borodine, Carole Kerbrat, Monique Lumé et Judith Paperman. Nous remer­cions également l’AAF pour son sou­tien et la mise à dis­po­si­tion de ses outils et de son réseau.

Nous espé­rons que ce rap­port répon­dra aux atten­tes nées de cette enquête et sera le point de départ d’une réflexion pour toutes et tous, pro­fes­sion­nels comme déci­deurs, visant à amé­lio­rer encore la santé et la sécu­rité de tous les archi­vis­tes iti­né­rants où qu’ils soient.

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